Annonce de quatre finalistes pour le Prix du chef-oeuvre du lieutenant-gouveneur de la Nouvelle-Écosse de 2021

Halifax, Nouvelle-Écosse/Kjipuktuk, Mi’kma’ki – Nous sommes heureux d’annoncer que quatre œuvres ont été retenues comme finalistes pour le Prix du chef-d’œuvre du lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse de 2021 : Lagomorph (Alexander MacLeod et Andrew Steeves); Porøs (Neil Forrest); The Princess Show (Aaron Collier, Deonie Hudson et Riche Wilcox); et The Sirens’ Calling (John Greer).

Instauré par l’honorable Myra Freeman en 2005, le Prix du chef-d’œuvre du lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse rend hommage à l’excellence d’une œuvre d’art particulière de tout domaine. Ces œuvres ont une forte connexion à la Nouvelle-Écosse, ont eu un impact significatif lors de leur présentation publique et ont contribué au développement historique et à la pratique contemporaine de cette forme d’expression artistique. Le chef-d’œuvre illustre la maîtrise artistique par rapport à quatre critères : son originalité, sa maturité artistique, son impact et sa contribution à la Nouvelle-Écosse. 

En 2021, trois artistes néo-écossais de partout dans la province ont composé un jury multidisciplinaire indépendant de la Fondation, pour choisir les quatre œuvres en lice. Tous les moyens d’expression créatifs et artistiques sont admissibles pour le Prix du chef-d’œuvre et, par conséquent, la Fondation veille à ce que les membres du jury représentent un large éventail de disciplines artistiques et soient dotés d’une solide expérience dans leurs domaines respectifs. Les noms des jurés seront rendus publics au cours de l’automne.

Le Prix du chef-d’œuvre est le plus important prix culturel décerné en Nouvelle-Écosse et une somme de 34 000 $ sera remise cette année aux créateurs des quatre œuvres finalistes. Les créateurs de chacune des œuvres en lice recevront un prix d’une valeur de 3 000 $, à titre de finalistes. À titre de lauréat·e·s, le, la ou les créateur·trice·s de l’œuvre gagnante recevront un prix supplémentaire d’une valeur de 22 000 $, pour un total de 25 000 $.

La Masterworks Foundation convie le public à célébrer ces œuvres ainsi que leurs créateurs dans le cadre du panel «Artists & Conversation,» au cours duquel chacun s’exprimera au sujet de leurs processus créatifs. Cet événement gratuit aura lieu le 1er novembre 2021 via livestream sur la page Facebook Masterworks. L’œuvre lauréate sera dévoilée à la fin de l’automne. 

Le Prix est administré par la Nova Scotia Masterworks Awards Foundation et est généreusement commandité par Arts Nouvelle-Écosse, The Craig Foundation ainsi que par des donateurs individuels. 

Pour de plus amples renseignements, y compris des photos de qualité d’impression, communiquez avec :

admin@nsmasterworks.ca

Finalistes pour le Prix du chef-d’œuvre 2021

(En ordre alphabétique)

Lagomorph

 

Créateurs :
Alexander MacLeod, auteur
& Andrew Steeves,
dessinateur-maquettiste et imprimeur du livre

Présentatrice :
Marilyn Smulders,
Writers’ Federation of Nova Scotia

Lagomorph est une nouvelle qui raconte la relation entre un homme et l’animal de compagnie de sa famille, un lapin nommé Gunther. Présentée dans un livre qui a été imprimé par processus typographique, ainsi que relié et piqué à la main, chez l’éditeur Gaspereau Press en 2020, l’œuvre a impressionné les jurés grâce à sa maîtrise artistique et à son utilisation novatrice des formes d’expression traditionnelles.

Lagomorph occupe une position unique à l’épicentre de circonstances complémentaires. Le cadre et le style du récit sont contemporains, cependant les thèmes qu’il aborde, la relation, le changement et l’intimité, sont aussi classiques et traditionnels que les méthodes ayant servi à relier cette histoire en un livre. La police et la reliure traditionnelles du livre imprègnent le récit moderne d’un sentiment de pérennité tandis que les procédés anciens ayant servi à fabriquer le livre lui procurent des dimensions novatrices et nostalgiques en parfaite harmonie avec l’esprit de notre siècle, notre Zeitgeist. Le sujet du récit lui-même, Gunther, rend hommage à plusieurs lagomorphes anthropomorphes de romans classiques, tout en faisant preuve d’un réalisme approfondi et du silence le plus complet dans son propre rôle cryptographique.

Selon les commentaires du jury : « Lagomorph démontre une qualité et une maîtrise artistiques exemplaires, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Cette œuvre vous reste à l’esprit un long moment après l’avoir déposée. »

Porøs

Créateur :
Neil Forrest, sculpteur

Présentateur :
Peter Henry

Porøs est une installation sculpturale qui explore et qui célèbre la nature profonde de l’argile et de sa relation avec les éléments. Conçue sous forme de grotte hybride, l’œuvre a impressionné le jury grâce à sa réalisation complexe aux multiples facettes, qui intègre l’eau, l’air ainsi que des éléments chimiques afin de créer une bibliothèque d’éléments vivants, qui démontrent des processus géologiques et chimiques actifs.

Création profondément avant-gardiste, Porøs est unique dans le domaine de la sculpture par la manière dont elle traite la porosité naturelle de l’argile non pas comme un problème, mais plutôt comme une solution artistique. L’œuvre comporte des techniques novatrices qui façonnent une présentation quadridimensionnelle de réactions minutieusement calculées. Grâce à un réseau de pompes et de conduites délibérément laissé visible, ceux et celles qui l’observent assistent à la cristallisation, à l’atomisation, à la pénétration et à l’érosion de ses pièces, qui, en quelque sorte, pourraient mieux convenir à un laboratoire scientifique qu’à une installation artistique. Malgré ses éléments ultramodernes, Porøs n’omet pas le patrimoine de la céramique : l’œuvre intègre plutôt l’histoire de la forme d’expression artistique au moyen de structures classiques telles que des réservoirs, des cloches ainsi que d’autres vastes réceptacles faisant l’objet des procédés. 

Selon les commentaires du jury : « Porøs est ce qui devient possible lorsqu’un artiste a maîtrisé son moyen d’expression artistique. Cela crée un dialogue avec la forme d’expression dans son ensemble. »

The Princess Show

Créateurs :
Aaron Collier, Deonie Hudson, & Richie Wilcox, artistes de théâtre

Présentatrice :
Karen Gross

The Princess Show est une joyeuse pièce de théâtre conjuguant des éléments de spectacles de drag et de l’esthétisme des dessins animés japonais afin de créer une production nuancée et conviviale. Mettant en scène des compositions musicales originales, un dialogue uniquement exprimé en synchro et des projections immersives, l’œuvre a ravi le jury par son univers coloré, qui vous transporte, et par ses nouvelles façons de penser.

The Princess Show suit l’histoire de sa protagoniste, Princess Edward, en route pour sauver son bien-aimé, Abel T. Suckizone, mais également les moyens qu’elle découvre pour vaincre le doute de soi au profit de la bienveillance envers soi-même. La pièce de théâtre synthétise des éléments de culture populaire, de la musique techno, de jeux vidéo et de culture drag pour composer une œuvre cohérente dont la présentation est complexe, mais dont l’histoire est fondamentalement simple et sincère. La présentation de l’œuvre est grandement chorégraphiée et nécessite beaucoup d’heures de répétition, puisque les artistes doivent maîtriser la présentation de chacun des éléments préenregistrés, tout en les imprégnant d’une impression de dialogue en direct. Encensée par les spectateurs partout au pays, l’œuvre transcende les multiples genres qui l’influencent pour créer quelque chose d’universellement irrésistible et profond.

Selon les commentaires du jury : « The Princess Show est une puissante prise de conscience de l’identité néo-écossaise contemporaine. Elle est un véhicule important pour représenter les personnes queers et invite les spectateurs à considérer différentes façons d’être. »

The Sirens’ Calling

 

 

Créateur :
John Greer, sculpteur

Présentateur :
David Diveney,
Art Gallery of Nova Scotia

The Sirens’ Calling est une installation sculpturale publique à grande échelle composée de quatre silhouettes grecques coupées transversalement, dont les dos font pleinement ressortir leur style archaïque tandis que leurs façades sont des surfaces plates bidimensionnelles en acier inoxydable poli miroir. L’œuvre a subjugué les jurés par sa taille, le savoir-faire qu’elle démontre et l’innovation des formes.

Les quatre silhouettes dans The Siren’s Calling sont tournées dans quatre directions différentes, s’inspirant des points cardinaux. De profil, on peut interpréter les œuvres comme un pas vers l’avant ou comme une fuite : cette décision est entièrement laissée à la personne qui l’observe. Grâce à ses liens étroits avec la forme d’expression artistique archaïque, l’œuvre reformule le langage révolu de la pratique ancienne de la sculpture au goût de l’époque contemporaine. Par sa forme dualiste, The Sirens’ Calling résout le problème auquel sont confrontées plusieurs œuvres sculpturales installées dans des lieux publics : l’obsolescence. Grâce aux façades au poli miroir des images, l’œuvre présente réellement l’environnement dans lequel elle est placée, intégrant les alentours dans sa composition et s’adaptant constamment à leur évolution tout en restant immuable dans sa position.

Selon les commentaires du jury : « The Sirens’ Calling est l’apothéose de la sculpture publique : réunissant les observateurs, l’œuvre et les environs. Une œuvre dont la fabrication est magistrale, réfléchissant tout le monde qui y a accès et accessible à tous. »  

À propos du Prix du chef-d’œuvre du lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse

Établi par l’honorable Myra Freeman en 2005, le Prix du chef-d’œuvre du lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse rend hommage à l’excellence d’une œuvre d’art ou d’une création artistique particulière, tous médias confondus. Ces œuvres ont un lien étroit avec la Nouvelle-Écosse, elles ont eu un impact significatif lors de leur présentation au public et ont contribué à l’évolution historique et à la pratique contemporaine de cette forme d’expression artistique.

Le Prix du chef-d’œuvre est le plus important prix culturel en Nouvelle-Écosse et décerne chaque année un montant maximum de 37 000 $ aux créateurs finalistes. Chaque œuvre présélectionnée reçoit un prix de finaliste de 3 000 $. Le ou les créateurs de l’une des œuvres finalistes se verront ensuite décerner le grand prix de 22 000 $, recevant un total de 25 000 $. Le lauréat du grand prix sera annoncé à l’automne lors du gala annuel de remise des prix de la création en Nouvelle-Écosse. Le prix est administré par la Nova Scotia Masterworks Awards Foundation et reçoit l’appui généreux d’Arts Nouvelle-Écosse, de la Craig Foundation et de donateurs individuels. La Fondation reçoit un soutien administratif par le biais de Strategic Arts Management.

À propos du processus d’évaluation par les pairs

En 2021, trois artistes néo-écossais de partout dans la province ont composé un jury multidisciplinaire indépendant de la Fondation, pour choisir les quatre œuvres en lice. Tous les moyens d’expression créatifs et artistiques sont admissibles pour le Prix du chef-d’œuvre et, par conséquent, la Fondation veille à ce que les membres du jury représentent un large éventail de disciplines artistiques et soient dotés d’une solide expérience dans leurs domaines respectifs. Les noms des jurés seront rendus publics au cours de l’automne.